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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #687382 dans Livres
- Publié le: 2011-09-08
- Sorti le: 2011-09-08
- Nombre d'articles: 1
- Dimensions: 5.16" h x
.94" l x
8.54" L,
- Reliure: Broché
- 312 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.on l'attendait mais...
Par Pierre Mouillard
On attendait depuis un certain temps le nouveau Coupland. Le voilà, avec un titre un peu énigmatique. L'écriture de Coupland est bien là, innovante et survitaminée. toujours avec des légendes et des notes dans tous les coins qui obligent à une lecture non linéaire, mais on adore ça quand on aime Coupland ! Pour le reste, un petite déception, une histoire assez curieuse, avec plein de zones d'ombre, un propos qui ne se laisse pas facilement capter. Si vous avez aimé Lost, la série TV culte, vous y trouverez votre compte, car c'est sans doute son équivalent en littérature. Avec les mêmes déceptions à la fin...
0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.Joueur_1
Par Madamedub.com
Lorsqu'on aborde « Joueur_1', on s'attend à lire un livre sur les tribulations d'un joueur de jeu vidéo, prisonnier d'un monde virtuel, où il serait un personnage héroïque, destin que la société actuelle lui interdit d'embrasser.Mais il n'en n'est rien.Roman moderne, actuel, certes. Futuriste? Certainement. Divertissant, résolument.Karen est secrétaire dans un cabinet de psychiatres. Mère célibataire, divorcée, elle décide, grâce à internet, de rencontrer un homme dans un bar d'aéroport. Même si elle craint de passer pour une « cougar », ces femmes en quête d'aventure avec des hommes plus jeunes, lorsqu'un adolescent prend en photo son décolleté avec son iphone dans l'avion'Dans ce même bar d'aéroport, son tenancier, Rick, regarde s'accumuler ses jours de sobriété, et s'abonne à des cours de coaching mental pour donner un coup de brosse à reluire à sa prochaine quarantaine.Accoudé à une table, Lucke noie dans l' alcool sa retraite prématuré en tant que pasteur. Après avoir pris la fuite avec le pactole de l'église, il se demande s'il pourrait encore oublier sa solitude avec la ravissante Rachel qui lui engage la conversation.Rachel -le personnage peut être le moins subtil du roman hélas- vient s'ajouter aux nombreuses figures de romans campées par une belle et jeune femme blonde, distante, étrange, intelligente mais différente'bref, comme venue d'un autre monde, un ange tombée du ciel, mais qui souffre ici de troubles du spectre autistique.Joueur_1, enfin, est ce double numérique, ce narrateur contemporain,sorte d'avatar de Rachel, personnage inadaptée aux codes de la société, mais qui pourtant trouve sa place dans son envers numérique.Ces personnages, ces loosers de l' ère du numérique, se retrouvent isolés dans ce lieu de transition moderne, alors qu'une nouvelle fracassante retentit sur le petit écran télévision: le prix du baril du pétrole vient d'atteindre des niveaux exceptionnels, apte à paralyser le monde que nous connaissons.Et c'est donc un terrible bouleversement: l'essence et le pétrole devenus inaccessibles, le monde se fissure, attentats, terrorisme, fanatisme, le verni craquelle et ébranle les personnages de ce radeau de la méduse.Le livre est donc un mélange d'audace, d'anticipation, d'humour et de cynisme. En effet, le pari est d'imaginer ce que serait le talon d' Achile de notre société, son point faible. Le cour du baril de pétrole est ici ce qui met en échec des millénaires de construction.Face à cet écroulement, des questions: Comment garder la foi dans un monde pareil? Qu'est ce que la normalité? Comment supporter la solitude?A différentes questions, différentes réponses que propose la société occidentale vacillante: il faut avoir un enfant pour être une femme normale, il faut être marié à un certain âge pour ne pas être un solitaire original'Jamais Douglas Coupland ne se départit de son sens de l'humour acerbe, sur une société fragile, qui se réfugie dans le numérique à mesure que le capitalisme ronge ses dernières ressources.A l'image de Rachel, que ses troubles autistiques poussent à se réfugier dans un « Lieu du bonheur », comme un grand enfant autiste, la société se retranche dans ses sites, dans ses jeux et ses tchats'Et nous pourrons nous risquer à citer ici cette réplique culte du film « La Haine » de Mathieu Kassovitz: » C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien' » L'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.«Emma Breton
1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.Roman "apocalyptico-philosophique" un peu barbant...
Par Pierre-yves Champenois
Douglas Coupland est, en temps normal, un auteur de grand talent qui parvient à immerger son lectorat dans des histoires qui sombrent immanquablement dans la folie pure grâce à un ton mordant et ironique doublé d'un style unique de narration.Mais voilà, en ces temps de crises, le sieur Coupland semble avoir eu lui-même quelques problèmes d'inspiration, ou plus exactement un manque d'inspiration "inspirée" (si l'on veut bien me pardonner ce magnifique pléonasme !). Dans ce "Joueur_1", l'auteur situe sa trame narrative dans un bar d'aéroport, lieu propice aux rencontres entre personnages divers et variés. Commence ainsi la description de l'ensemble des protagonistes du roman, tous très différents et possédant de belles névroses. A ce moment du livre, le lecteur se pourlèche les babines, avide de savoir comment Coupland va passer cette brochette de héros à son mixeur personnel.Et tout d'un coup, patatras, l'auteur nous plonge dans une atmosphère apocalyptique, tendance "la Route". Si l'idée paraissait séduisante en quatrième de couverture, elle ne tient pas longtemps aux yeux du lecteur. De divagations ésotériques en moments à l'eau de rose, on se demande quelle mouche a piqué l'auteur pour produire un tel roman, si éloigné de sa production habituelle (surtout qualitativement !).Le roman s'apparente au final à un pétage de plomb en règle de l'auteur qui ne parvient que rarement à maîtriser sa structure narrative. Le lecteur termine le roman éprouvé, déçu du manque d'intensité du livre qui semble être un aphorisme de l'Apocalypse qui nous est annoncé pour bientôt... On ne mentionnera même pas le "lexique de l'avenir" indexé en fin de roman et qui n'a aucun intérêt, si ce n'est montrer que Coupland a de l'esprit et de la culture. L'auteur ferait mieux d'utiliser ses belles capacités à revenir aux thèmes qu'il maîtrise, son lectorat lui en serait fortement reconnaissant !
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